lundi 29 novembre 2010

Accords entre la principauté de Bwisha et l’Etat du Congo du 07 Mas 1920


Accords de N’GOMA

Accords entre la principauté de Bwisha et l’Etat du Congo du 07 Mas 1920


Au nom d’Imana,
Attendu :
Que la principauté de Bwisha et le Congo ont reconnu qu'il convenait d'écarter toute cause de différend existant entre eux et d'arriver à un règlement définitif de leurs rapports réciproques qui soit conforme à la justice et à la dignité des deux Hautes Parties, et qui, en assurant a la principauté de Bwisha, d'une manière stable, une situation de fait et de droit qui lui garantisse l'indépendance absolue pour l'accomplissement de sa haute mission de justice,de paix et de travail dans la principauté de bwisha et dans le monde, permettra à ce même principauté de Bwisha de reconnaître résoudre d'une façon définitive et irrévocable la « Question Banyabwisha», née dans la nuit du temps ;Qu'il faut, pour assurer a la principauté de Bwisha l'indépendance absolue et visible, lui garantir une souveraineté indiscutable même dans le domaine international, et que, par suite, est apparue la nécessité de constituer avec des modalités particulières, en reconnaissant la principauté de Bwisha, sur le territoire, pleine propriété, pouvoir exécutif et absolu et juridiction souveraine ;
La principauté de Bwisha et le Congo, ayant trouvés en bonne et due forme, 
ont convenu des articles suivants :
Article premier.
L’Etat du Congo reconnaît et réaffirme la principauté de Bwisha.
Article 2.
L’Etat du Congo reconnaît la souveraineté de la principauté de Bwisha dans le domaine international comme un attribut inhérent à sa nature, en conformité avec sa tradition et avec les exigences de sa mission au Congo et dans le monde.
Article 3.
L’Etat du Congo reconnaît la principauté de Bwisha la pleine propriété, le pouvoir exclusif et absolu de la juridiction souveraine sur la principauté, comme il est actuellement constitué avec toutes ses dépendances et dotations, créant de la sorte la principauté de Bwisha pour les fins spéciales et avec les modalités que contient le présent traité. Les limites de la dite principauté sont indiquées sur le plan qui constitue la carte en cours de la principauté compose des territoires de Rutshuru, de Masissi, et de Walikale étant le territoire des Bahutu.

Article 4.
La souveraineté et la juridiction exclusive que L’Etat du Congo reconnaît a la principauté de Bwisha implique cette conséquence qu'aucune ingérence de la part du Gouvernement Congolaise ne pourra s'y manifester, et qu'il n'y aura pas là d'autre autorité que celle du Mwami de Bwisha.
Article 5.
Pour l'exécution de tout ce qui est établi dans l'article précédent, avant l'entrée en vigueur du présent traité, le territoire constituant la principauté de Bwisha devra être, par les soins du Gouvernement Congolaise, rendu libre de toute servitude et de ses occupants éventuels. 
Il reste en outre convenu qu'en ce qui concerne les immeubles y existant appartenant à des instituts ou entités religieux, la principauté pourvoira directement à régler ses rapports avec eux, L’État du Congo s'en désintéressant.
Article 6.
L’Etat du Congo pourvoira, par les accords nécessaires avec les organismes intéressés, à ce que la principauté soit assurée, en propriété, d'une dotation adéquate des inflastricture nécessaire.
Elle pourvoira, en outre, à la mettre en communication avec les voies ferrées de l'État, moyennant la construction d'une gare de chemin de fer dans la principauté, à l'emplacement indiqué sur le plan qu’indiquera le Mwami et moyennant la circulation des wagons propres a la principauté sur les chemins de fer Congolaise.
Elle pourvoira, par ailleurs, à relier directement avec les autres territoires et régions, les services télégraphiques, téléphoniques, radiotélévisions, radiotéléphoniques et postaux de la principauté. Elle pourvoira enfin aussi à la liaison avec les autres services publics.
A tous les services ci-dessus, il sera pourvu aux frais de l'État du Congo, et dans le délai d'un an à partir de l'entrée en vigueur du présent traité.
La principauté de Bwisha pourvoira, à ses frais, à aménager les accès Routiers de la principauté déjà existants, et les autres qu'il jugerait bon d'ouvrir dans la suite.
Des accords seront pris entre la principauté de Bwisha et l'État du Congo pour la circulation, sur le territoire de ce dernier, des véhicules terrestres  de la principauté de Bwisha.
Article 7.
Dans les territoires entourant la Principauté de Bwisha, le Gouvernement du Congo s'engage à ne pas permettre de nouvelles constructions qui donneraient vue sur l'intérieur, et à procéder, dans ce but, à la démolition partielle de celles déjà existantes 
En conformité avec les règles du droit international, il est défendu aux aéroplanes, de quelque espèce qu'ils soient, de survoler le territoire de la principauté de Bwisha. Tout changement par mesure d'urbanité ou de viabilité qui pourrait intéresser la Principauté de Bwisha se fera de commun accord.
Article 8.
L’Etat du Congo, considérant comme sacrée et inviolable la personne du Souverain Mwami de Bwisha, déclare punissable l'attentat contre elle et la provocation à l'attentat, sous menace des mêmes peines établies pour attentat ou provocation à l'attentat contre la personne du  Président de l’Etat du Congo. Les offenses et injures publiques commises sur le territoire du Congo contre la personne du Souverain Mwami de Bwisha, par discours, par actes ou par écrits, sont punies comme les offenses et les injures à la personne du  Président de l’Etat du Congo.
Article 9.
En conformité avec les règles du droit international, sont assujetties à la souveraineté de la principauté toutes les personnes ayant une résidence stable dans la Principauté de Bwisha. 
Cette résidence ne se perd pas par le simple fait d'une demeure temporaire ailleurs, si ce fait n'est pas accompagné de la perte du domicile dans la principauté elle-même ou d'autres circonstances prouvant l'abandon dudit domicile. En cessant d'être soumises à la souveraineté de la principauté, les personnes mentionnées au paragraphe précédent, et qui, d'après les termes de la loi du Congo, indépendamment des circonstances de fait prévues plus haut, et qui ne seraient pas à considérer comme possédant une autre citoyenneté, seront au Congo considérées sans autre formalité comme citoyens du congo.
A ces mêmes personnes, tant qu'elles sont assujetties à la souveraineté de la principauté, seront applicables sur le territoire du Congo, même dans les questions où doit être observée la loi personnelle (quand elles ne sont pas réglées par des normes émanant de la principauté) les dispositions de la législation du Congo, et, s'il s'agit d'une personne qu'il faille considérer comme possédant une autre citoyenneté, les lois de l'État auquel elle appartient.
Article 10.
Toute personne étrangère investie d'une charge  au Bwisha jouit des garanties personnelles accordées aux citoyens du Congo en vertu des lois du congo.
Article 11.
Les organismes centraux de la principauté sont affranchis de toute ingérence de la part de l'État du Congo (étant réservées les dispositions des lois congolais concernant les acquisitions des personnes morales), ainsi que de la conversion pour ce qui concerne les biens immobiliers.
Article 12.
L’Etat du Congo reconnaît à la principauté de Bwisha le droit de légation actif et passif, selon les règles générales du droit international. Les envoyés des gouvernements étrangers près la principauté continuent à jouir dans l’Etat du Congo de toutes les prérogatives et immunités qui concernent les agents diplomatiques selon le droit international, et leurs résidences pourront continuer à rester sur le territoire du Congo ; ils jouiront des immunités qui leur sont dues d'après le droit international, même si leurs États n'ont pas de rapports diplomatiques avec l’Etat du Congo. Il reste entendu que  L’Etat du Congo s'engage à laisser toujours libre, et dans tous les cas, la correspondance entre tous les États, y compris les belligérants, et la principauté de Bwisha, et vice-versa, ainsi que le libre accès des Mages de Bwisha de tout l'univers auprès du Siège rituel.
Les Hautes Parties contractantes s'engagent à établir entre elles des relations diplomatiques normales, en accréditant un ambassadeur congolais près de la principauté, et un  mage près de l’Etat du Congo, lequel sera le doyen du corps diplomatique, aux termes du droit coutumier reconnu en 1919.
Par un effet de la reconnaissance de souveraineté et sans préjudice de ce qui est fixé à l'article 19 ci-après, les agents diplomatiques de la principauté et les courriers employés au nom du Souverain Mwami jouissent sur le territoire du Congo, même en temps de guerre, du même traitement que celui dû aux agents diplomatiques et aux courriers de cabinets des autres gouvernements étrangers, selon les règles du droit international.

Article 13
Les rétributions, de quelque nature qu'elles soient, dues par la principauté, par les autres organisations centrales de la principauté et les organisations gérées directement par la principauté même hors de la région du  Kivu, à des dignitaires, employés et salariés, même sans fonction stable, seront sur le territoire du Congo, exemptes, de quelque impôt que ce soit, tant à l'égard de l'État que de toute autre administration.
Article 14.
Les trésors d’art, culture, religieuse et de science existant dans la principauté de Bwisha  demeureront visibles aux savants et aux visiteurs, la principauté se réservant toutefois pleine liberté de réglementer l'entrée du public.
 Article 15.
Les agents diplomatiques et les envoyés de la principauté, les agents diplomatiques et les envoyés des gouvernements étrangers près la principauté et les dignitaires Rituels(les Mages de Bwisha) venant de l'étranger pour aller à la Principauté de Bwisha et munis de passeports des États d'où ils viennent, et visés par les représentants du Mwami  à l'étranger, pourront sans autre formalité accéder à  la principauté à travers le territoire du congo. Il en sera de même pour les susdites personnes qui, munies du passeport Rituel en règle, se rendront de la principauté à l'étranger.
Article 16.
Les marchandises provenant de l'extérieur et envoyées à la principauté ou, en dehors de celles-ci, aux Instituts et Offices de la principauté, seront toujours admises, de quelque point des frontières Congolaise que ce soit et de n'importe quel port de l’Etat du Congo, à passer par le territoire du Congo avec pleine exemption de droits de douane et d'octroi.
 Article 17.
Tous les MAGES jouissent au Congo des honneurs dus aux princes de sang ; ceux qui résident au Congo, même en dehors de la principauté de Bwisha, sont citoyens de cette principauté, avec tous les effets qui en résultent.
Durant la vacance de la principauté de Bwisha, L’Etat du Congo veillera d'une manière spéciale à ce que nul obstacle ne soit opposé au libre passage et à l'accès des Mages à travers le territoire du Congo jusqu'à la principauté, et à ce que l'on ne mette pas d'empêchement ou de limitation à leur liberté personnelle.
 L’Etat du Congo veillera en outre à ce que, sur son territoire, aux alentours de la Principauté, ne soient pas commis d'actes qui puissent troubler d'une manière quelconques les réunions du conclave.
Article 18.
A la demande de la principauté, et par une délégation qu'il pourra donner, soit dans chaque cas, soit d'une manière permanente, l’Etat du Congo veillera sur son territoire à la punition des délits qui seraient commis dans la principauté de Bwisha ; mais quand l'auteur du délit s'est réfugié sur le territoire du Congo, dans ce cas on procédera sans autre formalité contre lui d'après les règles des lois Congolaise.
La principauté  remettra à l'État congolais les personnes qui se seraient réfugiées dans la principauté, accusées d'actes commis en territoire du Congo qui seraient reconnus délictueux par les lois des deux États.
Article 19.
Pour l'exécution dans le République des sentences émanant des tribunaux de la Principauté, on appliquera les règles du droit international. Auront, par contre, sans autre formalité, pleine efficacité juridique, même avec tous leurs effets civils au Congo, les sentences et les mesures émanant des autorités Mages et officiellement communiquées aux autorités civiles au sujet des personnes Rituel (mages) et concernant des matières spirituelles ou disciplinaires.
Article 20.
La principauté, en ce qui touche la souveraineté qui lui appartient, même dans le domaine international, déclare qu'il veut demeurer et demeurera étranger aux compétitions temporelles envers les autres États et aux réunions internationales convoquées pour cet objet, à moins que les parties en litige ne fassent un appel unanime à sa mission de paix, se réservant en chaque cas de faire valoir sa puissance morale et spirituelle.
En conséquence, la principauté sera toujours et en tous cas considérée comme un territoire neutre et inviolable.
Article 21.
La principauté de Bwisha affirme que, par les accords qui sont signés aujourd'hui, il est en possession d'une manière adéquate de tout ce qu'il lui faut pour veiller à la liberté et à l'indépendance nécessaires au gouvernement Rituel et coutumier  au Congo et dans le monde ; il déclare définitivement et irrévocablement résolue, et par suite éliminée, la Question  de BWISHA et de BANYABWISHA, et reconnaît l’Etat du Congo. A son tour, L’Etat du Congo reconnaît la Principauté de Bwisha sous la souveraineté du Souverain   Mwami.
Article 22.
Le présent traité,  à partir de la signature, sera soumis à la ratification du Souverain Mwami et du  Président de l’Etat, et entrera en vigueur dès l'acte même de l'échange des ratifications.
                                                            Goma, 07 Mars 1919
Mwami Daniel NDEZE RUGABO II



jeudi 25 novembre 2010

CARTE DE LA PRINCIPAUTE DE BWISHA

 LA PRINCIPAUTE DE BWISA ET LE ROYAUME DU RWANDA FORME UNE SEUL ENTITE .
L'EXISTANCE DES PEUPLES BAHUTU ETAIT HONOLER PAR LES COLONS BELGES;MEME LES TRIBUTS VOISINS.
LE MWAMI NDEZE RUGABO II ETANT LE JUGE MODERNE DE LA PRINCIPAUTE.

AUJOUR'HUI LA PRINCIPAUTE DE BWISHA PAR L'ENTITE DE LA COUTIME EST CONNU COMME FORMA LES TERRITOIRES DE WALIKALE.MASISSI,ET RUTSHURU; LE RUTSHURU FORME PAR LA VILLE DE GOMA,NYIRAGONGO ET RUTSHURU PROPREMENT DITE.
TELLE EST LE TERRITOIRE DE BAHUTU EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO;VOULOIRE OU PAS RESTERA DANS LA MEMOIRE DE NOS ANCETRES.

L’arrêté royal du 7 mars 1910 subdivise le Congo en 14 districts dont celui de Stanley ville. Celui-ci
est subdivisé à son tour en 5 Zones et sept secteurs. L’une de ces Zones, celle du Kivu avec
comme chef – lieu RUTSHURU et comptait trois secteurs à savoir :
• Tanganyika (chef – lieu UVIRA)
• Rutshuru Chef – lieu RUTSHURU (Walikale,Masissi,Rutshuru qui ce lui-ci compose le territoire de nyiragongo d’aujourd’hui Rutshuru et la ville de Goma)
• Edouard (Chef – lieu BENI).

En 1914, Rutshuru est élevé au rang de District du Kivu avec le même chef – lieu
jusqu’en 1920 (date à laquelle ce statut sera transféré à Bukavu).

CHEFFERIE DE BWISHA



 CHEFFERIE DE BWISHA
L’arrêté royal du 7 mars 1910 subdivise le Congo en 14 districts dont celui de Stanley ville. Celui-ci
est subdivisé à son tour en 5 Zones et sept secteurs. L’une de ces Zones, celle du Kivu avec
comme chef – lieu RUTSHURU et comptait trois secteurs à savoir :
• Tanganyika (chef – lieu UVIRA)
• Rutshuru Chef – lieu RUTSHURU (Walikale,Masissi,Rutshuru qui ce lui-ci compose le territoire de nyiragongo d’aujourd’hui Rutshuru et la ville de Goma)
• Edouard (Chef – lieu BENI).

En 1914, Rutshuru est élevé au rang de District du Kivu avec le même chef – lieu
jusqu’en 1920 (date à laquelle ce statut sera transféré à Bukavu).
Depuis le découpage territorial du Congo Belge en Chefferies (1912) jusqu’à ce jour, le Territoire
de Rutshuru compte deux chefferies : 
Le Bwisha et le Bwito.

LE BWISHA DANS LE TERRITOIRE DE RUTSHURU EN RDC AUJOURD’HUI

L’actuelle chefferie de BWISHA est une Entité Administrative Décentralisée occupant tout l’Est
du Territoire de Rutshuru et partageant les limites avec les Républiques du Rwanda et de
l’Uganda. Les postes frontières d’Ishasha, Munyaga, Kitagoma et Bunagana sont les postes
d’entrées et de sorties autorisées.
Etendue sur 1426 Km², la chefferie de BWISHA est formée de 7 groupements qui sont :
1.Busanza,
2.Binza,
3.Bukoma,
4. Bweza,
5.Jomba,
6.Kisigari et
7. Rugari.
Ceux – ci sont subdivisés en 81 localités et en
± 546 villages.
Elle est peuplée par 359.892 habitants qui sont repartis en principales ethnies notamment les
Bahutu, Bahunde, Banande, Batutsi et Batwa.
C’est une Chefferie à vocation agro-pastorale où plus de 90% de la population constituent laTranche agricole.




L’ADMI NISTRATION COUTUMIERE DE LA COLLECTIVITE DE BWISHA
Au Bwisha, le pouvoir coutumier est exercé par les capitans de village, les chefs de localité, les chefs de groupement et un chef de Chefferie ou MWAMI. L’Illustre Mwami NDEZE Daniel RUGABO II, l’un des très puissants Chefs du Congo a commencé véritablement son règne le 1er juin 1919. Il fut investi solennellement par le
commissaire de District monsieur LE DOCTE représentant le pouvoir public colonial le 1er janvier 1920.
Né à KISIGARI, fils MBURANO et de NDAMUKIZA, ses grands parents et arrières grands parents sont du plus proche au plus éloignés : MIZIRIKANO, NKUYUBWATSI, SEMUNDU, RUGABO, MPFASHINGABO, KIMEZAMULYANGO…Le règne de cet illustre Mwani fut très brillant. Il dirige la principauté à la grande satisfaction de la population et de sa hiérarchie. En 1925, il participa à la création du Parc National des Virunga (Parc National Albert) et fut nommé premier conservateur de cette aire protégée. Au cours de la 2ème guerre mondiale, le Mwami NDEZE Daniel a contribué à l’effort de guerre de la Belgique par des interventions financières personnelles. Deux fois il envoya un chèque personnel de 10.000 Francs sans compter les sommes recueillies de sa principauté. En 1968 et malgré son âge avancé, le Pourvoir Public de l’époque lui accorda des responsabilités plus lourdes d’Administrateur de Territoire de Rutshuru qu’il exerça avec brios.  Il a obtenu des médailles de mérite :
 Le 30/10/1925 : Médaille de Grand Chef
Le 8/4/1927 : Médaille de Bronze de l’ordre Royal du Lion ;Le 11/12/1929 : la Grande Plaque de Grand Chef
Le 25/04/1932 : Médaille de 2ème classe du règne du roi AlbertLe 14/11/1936 : Médaille d’argent de l’ordre du roi Léopard IILe 05/12/1941 : Médaille de mérite en argent Le 19/06/1947 : Médaille d’or de l’ordre de Léopold IILe 12/08/1947 : Médaille commémorative du voyage de SAR le prince Régent
 Feu le Mwami NDEZE Daniel avait su faire de la principauté de Bwisha et la Collectivité Pilote de
toutes les Chefferies de la République Démocratique du Congo.


P-V d’investiture
voici un de ses P-V d’investiture :
« L’an mil neuf cent vingt neuf (1929), le vingtième jour du mois de Décembre, nous , commissaire de District du Kivu, confirme Daniel NDEZE, Chef de régions KISIGARI,
BUSANZA, JOMBA, BWEZA, RUGARI, BUKOMA, BINZA, BWITO et Lac EDOUARD dont
les villages sont inscrits au dos ; les dites régions forment l’extension de la chefferie de Kisigari en Chefferie de Bwisha dans l’autorité qui lui est attribuée par la coutume indigène pourvu qu’elle ne soit pas contraire aux règles d’ordre public universel, ni aux lois de la colonie qui ont pour but de substituer d’autres règles aux principes de la coutume indigène et lui avons fait remise de l’insigne décrit à l’art. 10 de l’ordonnance d’Administration générale du 23/8/1910. Le chef pré désigné a déclaré fixer son principal établissement à Rutshuru, il s’est engagé à se
conformer à toutes les dispositions de Décret du 2 / 5/ 1910 sur les chefferies et sous chefferies indigènes.
De tout quoi nous avons dressé le présent PV en triple original aux jours, mois et an que dessus.

LE COMMISSAIRE DE DISTRICT              Daniel NDEZE RUGABO II 
E. LE DOCTE                                          Sé
Sé                                                    
Témoin
 L’Administrateur du Territoire
M. DUBUISSON ».
Sé                                         




dimanche 29 août 2010

INVESTITURE DU MWAMI NDEZE Dieudonne MUTARAMBIRWA

Investiture du Mwami Dieudonné NDEZE en qualité de Chef de Collectivité-Chefferie de BWISHA
La Collectivité-Chefferie de Bwisha dans le territoire de Rutshuru a un nouveau responsable à sa tête depuis le jeudi 30 avril 2009. Il s'agit du Mwami Dieudonné NDEZE MUTARAMBIRWA qui remplace à ce poste son jeune frère le Mwami Paul NDEZE qui assumait l'intérim depuis 1998
La cérémonie officielle de l'investiture a eu lieu au stade TATA MWAMI NDEZE RUGABO II, sous la supervision du Gouverneur de Province l'Honorable Julien PALUKU KAHONGYA.
Tout a commencé par une messe d'action de grâce dite par Monseigneur Faustin NGABU, Evêque de Goma, à la paroisse Saint ALOYS de Rutshuru ; en mémoire des feus Bami Daniel NDEZE RUGABO II et René IRIVUZIMWAMI, anciens Chefs de Collectivité-Chefferie de BWISHA. C'était une occasion de demander également à Dieu de bénir le Mwami entrant.
Lors de l'intronisation proprement dite du Mwami Dieudonné NDEZE, quelques outils lui ont été remis comme symbole du pouvoir par les doyens de tous les chefs des groupements constituant le BWISHA. Le Chef de collectivité entrant a saisi cette opportunité pour exprimer sa joie d'être investi par un Gouverneur né dans sa chefferie, il a par la suite demandé au Chef de l'Exécutif Provincial du Nord-Kivu d'être l'interprète de son entité à la haute hiérarchie.
Le Mwami sortant Paul NDEZE, Chef de collectivité sortant a indiqué que tous les enfants du Mwami NDEZE resteront unis à jamais. C'était avant d'exhorter tous les fils et toutes les filles de Bwisha à l'amour mutuel et à la solidarité.
Julien PALUKU, Gouverneur du Nord-Kivu a demandé au Mwami Dieudonné NDEZE d'utiliser la raison pour bien diriger sa chefferie, à tous les enfants de Bwisha à consolider la paix qui est entrain d'être rétablie petit à petit. Il a profité de l'occasion pour mettre en garde tous ceux qui continuent de semer la désolation dans le chef de la population. Le Chef de l'Exécutif Provincial a enfin demandé au Mwami entrant d'être Chef de toutes les tribus et ethnies vivant sous sa responsabilité.
Il sied de signaler qu'une jeep Hilux 4x4 , don du Gouvernement Provincial a été offerte au Mwami pour lui permettre de bien contrôler et circuler partout dans sa chefferie. La cérémonie a été émaillée par les danses folkloriques, et plusieurs personnalités politiques, militaires et administratives y ont pris parts
















KABUGA NDUNDUTSE CHARLES ETANT SON SECRETAIR DE LA PRINCIPAUTE